dimecres, 25 de febrer de 2009


El dia 15, al tanatori de Barcelona, durant el comiat a Lluís Andrés Edo, una noia va llegir els versos de Léo Ferré que ara transcric al meu bloc, en homenatge al meu amic Lluís. Des de qualsevol buscador electrònic podeu trobar notícies al respecte.
A la foto, ja fa uns quants anys, amb un altre gran amic, amb els que he compartit moltes bones estones de la meva vida.

Léo Ferré
Les anarchistes

Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas
Les anarchistes
Ils ont tout ramassé
Des beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu'ils peuv'nt gueuler encore
Ils ont le cœur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l'âme toute rongée
Par des foutues idées
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
Les anarchistes
Ils sont morts cent dix fois
Pour que dalle et pour quoi ?
Avec l'amour au poing
Sur la table ou sur rien
Avec l'air entêté
Qui fait le sang versé
Ils ont frappé si fort
Qu'ils peuvent frapper encor
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et s'il faut commencer par les coups d'pied au cul
Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue
Les anarchistesIls ont un drapeau noir
En berne sur l'Espoir
Et la mélancolie
Pour traîner dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l'Amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier
Qu'y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et qu'ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous
Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout
Les anarchistes

1 comentari:

Pep Palau ha dit...

Entranyable la foto, Pep. Entomant el sol de la vida a la terrassa de la Rectoria. Com diu Ferré, "....fils de rien ou fils de si peu".
salut!
pep

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